Focus sur l’activité Gym-Kiné

INTERVIEW DE PHILIPPE ET VIRGINIE , KINESITHERAPEUTES

Qu’est-ce que l’activité gym-kiné ?
L’activité gym-kiné, c’est avant tout un grand éventail d’exercices. Pendant une heure, les participants ne s’arrêtent pas mais les exercices sont variables. Nous commençons par des échauffements des bras et des jambes… Ensuite, suivant le temps et le groupe, nous faisons des étirements, des exercices plus analytiques de chaque membre ainsi que des exercices plus globaux, comme un circuit. Ensuite, on passe aux jeux : par exemple, des jeux de ballons et de cerceaux qui demandent un peu plus de réflexion et de coordination. On utilise aussi la mémoire, les participants doivent citer le prénom de la personne à qui ils vont lancer la balle. Ce n’est pas un exercice facile puisque tous ne connaissent pas les prénoms des autres. Nous varions également les consignes. On passe ensuite vers d’autres jeux comme « le renard qui passe » dont ils sont très demandeurs. On finit ensuite chaque fois par de la relaxation pour calmer les esprits.
L’activité date de 2009. Il s’agissait d’une demande du service médical et éducatif qui visait les bénéficiaires qui n’avaient pas de séance de kiné mais qui avaient besoin de bouger et de faire de l’exercice.

Qu’est-ce que l’activité apporte aux bénéficiaires ?
L’activité apporte plus de mobilité, plus de coordination et d’équilibre à tout le monde. Généralement, lorsque l’on fait de l’exercice, on travaille les jambes et on oublie les bras alors que ceux-ci sont vraiment importants, dans la respiration notamment. Et puis l’exercice physique en lui-même est important puisque ça permet de se sentir mieux dans sa peau, d’avoir moins mal, d’évacuer l’énergie excédentaire, d’avoir envie de bouger plus… Parfois les bénéficiaires ne bougent pas de la journée, ils restent assis dans leur activité. Ça limite les mouvements et ça enraidit.

Quelles sont les difficultés d’une activité pareille ?
La partie comportementale est l’une des plus grosses difficultés puisque nous ne sommes pas vraiment formés. Parfois, certaines personnes ne veulent pas faire l’activité juste parce qu’elles se sont disputées avec quelqu’un avant. Il faut donc pouvoir gérer. Il y a aussi les difficultés physiques de certains qui ne savent pas rester debout, n’ont pas d’endurance, ou ne peuvent pas transpirer… C’est purement médical mais ils doivent s’arrêter. Il faut donc pouvoir tenir compte, pour chacun, de leurs paramètres médicaux et comportementaux et adapter en permanence l’activité. C’est plus compliqué avec les personnes qui ne savent pas tenir debout puisqu’il faut s’en occuper en faisant une activité plus particulière tout en gérant le reste du groupe. Ce n’est donc pas toujours facile, mais on essaie que tout le monde participe et s’amuse quand même.

Il est dommage que tous les bénéficiaires ne participent pas car ça fait du bien à tout le monde. Mais certains n’aiment pas les activités physiques car il faut bouger et donc, changent d’activité.

 

Benoît Gérardy :
L’activité Gym-kiné se déroule tous les jeudis matin, durant une heure. Cependant il y a deux groupes constitués, donc dans les faits les participants en bénéficient une fois tous les 15 jours.
Cette activité de ‘mobilisation’ est encadrée par deux kinés, et est donc complémentaire aux autres activités de mouvement (sport, balade, natation, équitation, …), animées par les éducateurs.
Nous avons la chance de bénéficier de la salle DOJO, ce qui permet d’inclure des exercices nécessitant un espace vaste, et cela permet à Virginie et Philippe de proposer des jeux motivants. Cela
contribue aussi à une chouette ambiance ! Je pense également qu’il faut continuer à stimuler, régulièrement, un maximum d’usagers à participer aux activités sportives ou à ces séances gym-kiné, car la vie en institution est pour beaucoup très sédentaire. On peut donc parler aussi de prévention à deux niveaux, dans le sens où c’est non seulement une manière de préserver la santé, mais également un exutoire pour les tensions accumulées !

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Grande brocante de Rencheux – 30 septembre 2018

La brocante se déroulera de 6h à 17h, venez déambuler à travers les différentes échoppes qui vous seront présentées. De bonnes affaires à la portée de tous. Avis aux brocanteurs, petit déjeuner offert et emplacement de seulement 6€ pour 3m. Les premiers inscrits seront les premiers servis! Infos et inscriptions Mme Léonard 0473/965.545 (avant 20h) ou samhain.vielsalm@gmail.com

 

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Focus sur l’activité jardinage

INTERVIEW DE MARCO, EDUCATEUR

Qu’est-ce que l’activité Jardinage ?

Pendant l’activité jardinage, on prépare les sols, on sème, on repique, on plante, on récolte et on entretient. On récolte aussi les fruits du jardin de la Maison Gélise. Il y a des pommes, des poires, des prunes, des groseilles, des framboises… L’activité a lieu tous les jours et se déroule par demi-journées. 10 groupes différents constitués de 1 à 7 bénéficiaires participent à cette activité. Les récoltes sont utilisées par La Table des Hautes Ardennes, par le Foyer La Hesse ou vendus. Une partie des fruits et des légumes est aussi destinée aux Doigts Magiques. Auparavant, l’activité était gérée par Stéphane. Je la poursuis depuis le mois d’avril avec beaucoup de plaisir. Je suis aidé par Ajaz qui m’a rejoint il y a quelques semaines.

Quel est le but de l’activité ?

L’objectif est de faire participer les bénéficiaires, pour qu’ils se rendent compte qu’à partir d’une petite graine, on peut voir grandir de merveilleux légumes et les consommer. Ce sont en plus des produits de qualité puisqu’il n’y a aucun produit chimique utilisé. C’est donc un plaisir de consommer les fruits et légumes produits.

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

Comme j’ai commencé l’activité en avril, nous étions un peu en retard par rapport au programme du jardinier classique. Donc une petite analyse de la situation nous a permis de débuter petit à petit sur ce grand terrain, pour finalement obtenir de bons résultats. Nous avons bénéficié d’un ensoleillement exceptionnel cette année, ce qui a été très favorable à la maturation des fruits et légumes.

Globalement, que retenir de cette première saison ?

La production a été plutôt bonne, je trouve, par rapport à la sécheresse rencontrée. Cette belle météo nous a permis d’obtenir des produits de qualité. J’ai eu un bon contact avec
les bénéficiaires et j’ai l’impression qu’ils sont contents de participer à l’activité jardinage. Bien sûr, on a beaucoup de projets pour l’année prochaine. On va essayer de mieux utiliser les parcelles à notre disposition et de débuter les semis et plantations plus tôt. On va aussi essayer de diversifier fortement la variété de fruits et légumes que l’on produit et ainsi augmenter la qualité de notre production.

Comment se déroule le projet de jardins partagés ?

Le projet de jardins partagés a pour vocation de mettre à disposition un espace de culture aux habitants de la commune de Vielsalm. On a délimité 12 parcelles différentes dont 7 sont déjà réservées. Elles ne sont pas encore toutes plantées. Certains jardiniers ont simplement préparé le terrain pour l’année prochaine et ont enrichi le sol. Mais la plupart des parcelles sont déjà cultivées. Ce projet s’adresse à des personnes qui n’ont pas la possibilité de faire un potager chez eux. Actuellement, ces personnes sont contentes du résultat obtenu lors de cette première année de culture.

Benoît Gérardy :

L’activité jardinage existe depuis longtemps et de manière ininterrompue, elle avait été créée par Yvan Sarlet dans les années 80.
Le jardinage est une activité de plein air contraignante, il faut non seulement faire face aux caprices du climat, mais aussi fournir des efforts physiques, et il y a une charge de travail importante à certaines périodes de l’année. Tout cela doit être contrebalancé par des avantages. La qualité de la relation entre les participants et avec les animateurs en est un. Le récent projet du ‘jardin partagé’ est également très intéressant, car il permet d’intégrer le jardinage dans le concept des activités citoyennes. Outre le fait que celles-ci sont promues et demandées par l’AViQ, c’est surtout générateur de reconnaissance pour les personnes qui y participent. En effet, certes le côté ‘production de qualité’ est très valorisant, mais le côté ‘gestion et mise à disposition d’un espace partagé à la population de la cité’ permet des rencontres, et rend leur travail très utile pour les citoyens. Le ‘jardin partagé’ devrait encore s’agrandir prochainement pour intégrer un projet de ‘station Kreavert’, vraisemblablement entre le Foyer et la maison Saint Gengoux. Nous en reparlerons. Le jardinage est actuellement animé par Marco, avec l’aide occasionnelle de Géraldine. Ajaz est en soutien pour les travaux plus conséquents. Luc et Régis collaborent souvent de par leur proximité et leur intérêt pour les activités extérieures.

 

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52ème édition de l’opération Chocos !

Tous les week-ends de septembre 2018, les nombreux et courageux bénévoles de l’Opération CHOCOS vont sillonner les rues de nos régions. Parcourant les communes de La Roche, Vielsalm, Grand-Halleux, Gouvy, Lierneux, Houffalize, Manhay et Erezée, ils vont solliciter à nouveau votre générosité.

Vu le succès remporté l’année passée, aussi bien du côté des vendeurs que des acheteurs, nous poursuivons la vente des produits chocolatés : Milky Way, Snickers, Célébrations et les mini-Twix. Il y aura toutefois une nouveauté : les oursons Joris !

Nous rappelons également l’importance d’une telle mobilisation, les fonds récoltés servent à financer des projets ou investissements non subsidiés concernant l’amélioration de la qualité de vie et de travail des usagers de l’asbl «Hautes Ardennes». Chaque année depuis sa création en 1967, ces profits ont permis à de nombreux projets d’aboutir tels que l’aménagement de locaux pour accueillir des personnes autistes, l’achat d’appareils d’alarme pour la sécurité des bénéficiaires,…

Nous remercions déjà les vendeurs pour leur disponibilité et nous espérons que vous leur accorderez comme chaque année un bon accueil digne de votre générosité.

L’opération CHOCOS est toujours en recherche de bénévoles pour venir épauler les équipes déjà bien présentes. Intéressés, contactez Dominique Fabry au 080/29.27.88

Soyez gourmands et faites-vous (nous) plaisir Mmm….

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Match éducs-bénéficiaires

Les Diables Rouges n’ont pas été les seuls à se donner sur un terrain de foot. Le jeudi 28 juin, les bénéficiaires et les éducateurs des Hautes Ardennes ont disputé un match au terrain de foot de Vielsalm. La première édition, initiée par Marie-France en 2016, ayant eu son petit succès, l’Asbl a décidé de remettre cet événement tous les deux ans ! C’était l’occasion pour chacun de passer un moment ensemble en dehors de l’institution.

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Focus sur l’activité Créa Recycl

INTERVIEW DE GÉRALDINE, EDUCATRICE

Qu’est-ce que l’activité Créa Recycl ?

L’activité touche le recyclage et la récupération. On part des forces des personnes qu’on met en scène en fonction de leurs envies et des projets. On essaie aussi de faire des plus gros projets en groupe, et là, on essaie de prendre les particularités de chacun pour arriver à un projet commun. L’activité a lieu 8 demi-journées par semaine. C’est un large public puisqu’on a les participants de l’activité jardinage qui reviennent ici parfois.
Il peut donc y avoir des groupes d’hommes, qui vont travailler plus le bois. Cela rappelle des souvenirs aux anciens travailleurs de l’atelier protégé. Ils font les cœurs en bois, les sapins, ils pyrogravent les planches, poncent…
À côté de ça, on a aussi des groupes de femmes qui travaillent plus la laine, la couture… Par exemple, Lucienne réalise des carrés u crochet et on se retrouve avec des centaines de carrés qu’il faut qu’on rentabilise. Il y a aussi les fleurs de Patricia qu’elle fait en partie chez elle et qu’elle nous ramène. Ce n’est donc pas uniquement des choses qu’ils font en activité, c’est aussi des choses qu’ils ramènent de chez eux. On va travailler ce qu’ils maîtrisent mais aussi essayer de nouvelles techniques.

Quel est le but de l’activité ?

Un des buts recherchés est d’encourager et permettre la création, le choix dans les travaux, la transformation de leurs idées en réalisations sur base du recyclage. L’activité favorise l’entraide et la complémentarité entre nos résidents, de façon à ce que les capacités de chacun soient mises au profit des autres. Mais elle favorise aussi la collaboration avec d’autres activités quand on en a besoin comme avec les Rangers, le jardinage, le jardin sensoriel et bien d’autres… On fait des réalisations individuelles pour l’aménagement des lieux de vie, faire des cadeaux, mais aussi des œuvres collectives auxquelles chacun participe au fil de son envie et de ses capacités. Nous rendons visibles nos réalisations de manière locale par le biais d’expositions et de ventes pour la valorisation personnelle de nos résidents. Un objectif important est d’offrir une ambiance, du plaisir au travers d’un climat convivial et d’être en contact avec l’extérieur dans le cadre des projets.

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

Ce qui est difficile, c’est de prendre le temps d’apprendre de nouvelles choses, de nouvelles techniques, vu le nombre de participants et le fait qu’il faut trouver et valoriser les compétences de chacun. Il faut aussi être sans cesse à la recherche de nouvelles idées et de matériel pour répondre à la demande afin que chacun soit au travail chaque jour. Il ne faut pas non plus entrer dans de la production lorsqu’il y a des demandes extérieures. L’activité doit rester un plaisir et doit se dérouler sans pression.

Quels sont les projets actuels et futurs ?

Dernièrement, nous avons créé des attrape-rêves. Il s’agissait d’un travail commun auquel chacun a participé. Que ce soit la pose des perles, couper des bandes de tissus, enrouler, tresser, nouer… Pour Noël, nous allons décorer le restaurant avec des sapins en bois comme nous l’avons fait les autres années. On participe aussi chaque année au projet Mascarade, qui aura lieu bientôt. On décore les jardins et les lieux de vie mais aussi les espaces personnels des résidents. Bien sûr, on va continuer à participer à des expositions locales et extérieures en fonction des demandes et de nos possibilités, ce qui va déterminer nos travaux futurs. Le dimanche 24 juin, par exemple, nous avons participé au weekend de la laine à Rogery où nous avons exposé nos œuvres.

 

 

Benoît Gérardy :

L’activité Créa-Recycl est la continuité d’une ancienne activité « marionnettes ». Plusieurs figurines sont encore présentes accrochées dans le local.
Désormais elle est ouverte à de multiples créations, collectives ou individuelles, dont le dénominateur commun est l’utilisation de matériaux à recycler, donc sans valeur. Il est dès lors encore plus remarquable d’aboutir à une telle qualité, une telle originalité, une telle esthétique !
Les animatrices se font un devoir de rendre ‘possibles et réalisables’ les idées amenées par les
participants mêmes.
Elles veulent aussi induire une dynamique de collaboration et de complémentarité entre tous, autant pour des réalisations collectives que personnelles, ce en s’appuyant sur les compétences spécifiques de chacun.
Lorsque l’on me demande d’associer une finalité principale à ce projet, j’avoue que j’ai des difficultés à le départager entre « création expression » et « utilité sociale », les deux dimensions étant fortement présentes.

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Profitez d’un nouveau jardin partagé à Vielsalm !

Vous ne disposez pas d’un endroit pour cultiver et vous souhaitez vous mettre au jardinage ? Un jardin partagé est en train de voir le jour à Vielsalm, derrière la maison de repos La Bouvière et le Foyer La Hesse, et est maintenant accessible (aux citoyens de la commune).

Qu’est-ce qu’un jardin partagé ? C’est un espace de culture divisé en plusieurs parcelles. Ces parcelles sont attribuées à des personnes qui cultivent leurs propres légumes.

Il a également pour but de favoriser l’accès à des produits de qualité en privilégiant le circuit court, de renforcer l’éducation à une alimentation de qualité par la mise en place d’un jardin didactique ouvert aux élèves de l’enseignement primaire et de favoriser des liens sociaux entre différents publics.

Cet espace, ouvert à tous, a pu voir le jour grâce à la collaboration de l’ASBL Les Hautes Ardennes, de l’Entreprise de Travail Adapté de Vielsalm, du CPAS de Vielsalm et du Département « Conducteurs d’Engins de Chantier » de l’Athénée Royal de Vielsalm-Manhay qui s’est chargé notamment des gros travaux d’aménagement.

Comment cela va-t-il se passer concrètement ?

Vous aurez à votre disposition :

  • Une parcelle délimitée de dimensions variables selon vos besoins ;
  • Des outils mis en commun ;
  • Un abri pour stocker votre propre matériel ;
  • De l’eau ;
  • Du compost ;
  • Des conteneurs pour les déchets organiques.

Les parcelles sont disponibles dès à présent, moyennant une participation annuelle de 0,50 € par m². Vous devrez adhérer à une charte reprenant certains principes tels que l’obligation de pratiquer une culture propre, d’entretenir correctement votre parcelle…

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à prendre contact avec la personne responsable au 0489/19.86.70.

 

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Focus sur le groupe Aînés

INTERVIEW DE SABINE, ÉDUCATRICE

Qu’est-ce que le groupe “Aînés” et comment fonctionne-t-il ?
L’activité consiste essentiellement à avoir un rythme plus lent, en fonction de l’heure du lever des pensionnaires. Il y a un lever plus tardif, un déjeuner plus tardif également. On essaie de respecter au mieux leur rythme. On a encore beaucoup de nursing avec eux puisqu’on doit accompagner les bains. En général, on est souvent deux avec l’infirmière pour éviter qu’ils n’angoissent, qu’ils ne refroidissent pas, pour mettre un essuie au plus vite sur eux. Pendant ce temps-là, une éducatrice reste pour faire le rangement des chambres puisqu’ils ne savent pas le faire. On n’attend pas d’avoir fini tous les bains pour commencer les déjeuners. Dès qu’un pensionnaire finit son bain, il déjeune. Il ne s’agit pas d’un déjeuner commun. C’est plutôt “à la carte” ! On doit les aider et épaissir puisqu’on a beaucoup de problèmes de fausses déglutitions. Il y en a à qui nous devons donner à manger car ils ne savent plus le faire eux-mêmes. Lorsque les déjeuners sont finis, on essaie de lancer une petite activité pour le matin qui ne débute jamais avant 11h. Il arrive même parfois qu’un bénéficiaire fasse un malaise ou une crise d’épilepsie et dans ce cas-là, on ne sait pas lancer d’activité. Dans ce cas les autres bénéficiaires regardent la télévision ou on leur donne un tricot ou des livres. Avant, on faisait de la stimulation cognitive avec la logopède mais on n’a plus vraiment de candidat apte à le faire. Le repas de midi est un repas accompagné puisqu’on a d’autres personnes qui ont des problèmes de fausses-déglutions qui viennent nous rejoindre afin qu’on puisse avoir un oeil dessus. En général, on est deux éducateurs, un qui donne à manger et l’autre qui surveille. On essaie de manger dans le calme. L’après-midi, eux résidents font la sieste, il y a les mises aux toilettes et puis on fait une petite activité. Le lundi, c’est systématiquement des crêpes, on a un appareil pour mettre sur la table et chacun participe.Le vendredi, maintenant qu’il fait bon, on va à chaque fois dîner à Rencheux pour qu’ils gardent contact avec les autres bénéficiaires qu’ils n’ont pas l’occasion de voir autrement. Sinon, c’est souvent des poses de vernis, des jeux de cartes, aller faire un tour dehors s’il fait beau, voir en cuisine ce qui est prévu pour le midi… On essaie aussi d’aller une fois par an à la Foire à Liège. C’est la grosse activité pour laquelle ils sont très demandeurs. L’autre grosse activité, c’est Banneux. C’est prévu qu’on y aille dans 15 jours mais en fonction d’un malade ou l’autre, ça va peut être tomber à l’eau et on devra reporter. Lorsqu’on a un bus, c’est aussi agréable d’aller faire un petit tour, aller boire une tasse de café, manger une pâtisserie… On peut aussi lancer un sujet, venir avec un livre, parler d’un thème, il y en a qui font aussi des dessins. Les activités sont adaptées à la personne. Mis à part l’activité cuisine, on n’a pas vraiment d’activité commune. C’est
en fonction de leurs envies.

Quelles sont les difficultés rencontrées ?
En premier lieu, c’est le fait de gérer les maladies. On a parfois des personnes qui sont hospitalisées et ça demande du temps pour les visites. Lorsqu’on est deux éducateurs ça va. Mais lorsqu’il n’y a qu’une éducatrice, ça pose problème car certains bénéficiaires ne peuvent pas être exposés aux microbes auxquels ils sont trop sensibles. Un autre problème est que l’on a souvent des bénéficiaires malades qui intègrent le groupe Ainés pour être au calme. Lorsqu’ils sont fort malades, pour éviter les microbes, on leur demande de rester dans les lieux communs et une éducatrice passe voir si tout va bien toutes les demi-heures. Les lieux nous posent également des soucis. On a des escaliers, on a un peu difficile avec les rampes. Ce n’est pas facile d’accès au niveau mobilité. L’espace est fort petit. Mais on l’aime beaucoup et on ne tient pas à le quitter.

Est-ce que vous avez des projets à court et long terme ?
À long terme, c’est vraiment difficile. Par exemple, on avait programmé une sortie au restaurant en soirée pour fêter les anniversaires mais on a dû annuler. Deux bénéficiaires se sentaient fort fatigués. On va vraiment devoir laisser tomber ça aussi. Peut être essayer d’envisager d’y aller sur le temps de midi ou alors préparer des repas un peu plus festifs mais ici. Par exemple, le lundi soir on cuit des lasagnes ou des pâtes pour qu’ils aient des choses un peu moins ordinaires que des tartines jambon-fromage.

 

Geneviève Noerdinger :
L’accompagnement des Aînés nécessite de se centrer surtout sur des aides individuelles : pour l’habillement, les repas, l’hygiène, les déplacements. L’avant-midi étant plus chargé, malgré le petit groupe on prévoira toujours deux accompagnants. L’après-midi, ce sera en fonction des possibilités, mais on a bien à l’esprit qu’en prévoir deux permet une meilleure prise en charge. Les éducatrices doivent également observer finement chacun, ne serait-ce que pour donner des informations, parfois même alerter, le service médical quand de petits symptômes doivent être pris
en compte. C’est important que ce groupe, comme le Groupe Confort de Bêche, soit ‘basé’ sur le site de vie. Cela permet de suivre leur rythme, sans devoir stresser les personnes pour des raisons d’horaire de bus. Même si parfois, durant l’avant-midi ou l’après-midi, certains pourront rejoindre d’autres activités ou d’autres groupes.

 

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Marche HAViMA : 2ème édition !

Le mercredi 23 mai, le groupe HAViMA organisait pour la seconde année leur marche dans la région. Trois parcours étaient proposés, un parcours de 2km accessible au PMR, un de 5km et un de 10km. Plusieurs autres institutions étaient au rendez-vous pour découvrir notre belle région. C’était même l’occasion pour certains de retrouver des amis rencontrés lors d’activités extérieures !

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Special Olympics Belgium 2018

Les 9, 10, 11 et 12 mai, l’ASBL Les Hautes Ardennes était représentée par ses athlètes aux Special Olympics Belgium (SOB). Si certains ne sont arrivés que le samedi, d’autres ont été présents tous les jours et se sont donnés à fond pour remporter une médaille. Au total, 7 médailles d’or, 8 d’argent et 6 de bronze ont été remportées pour un totale de 27 compétitions. Comme chaque année, nous sommes très fiers de leurs résultats et nous félicitons leur motivation plus que présente !

Bravo à Alain, Brigitte, Kévin, Sabrina, Sarah, Pascal, Mathias, Pascal, Gilles, Christian et Philippe pour leurs performances !

 

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