De retour des « Specials Olympics », l’équipe au complet est plus que motivée pour les prochaines éditions.

N’oublions pas que les « Specials Olympics » se préparent un an à l’avance avec les entraînements, l’accompagnement des bénéficiaires, la motivation de chacun, le côté souvent très lourd de l’administratif (inscriptions, chronos,…). Tout ça est orchestré depuis plus de 22 ans par Brigitte Neisius, responsable des activités « Sports JO » et « Sports adaptés ».

Mais revenons à ces quatre jours particuliers avec l’interview de Julie Marmoy, éducatrice responsable depuis 4 ans de l’organisation sur place des Specials Olympics.

Comment s’est déroulée l’édition 2015 des Specials Olympics ?

Le premier jour, on se prépare et on assiste à la cérémonie d’ouverture qui  cette année encore était vraiment spectaculaire. Beaucoup plus d’animations en français, nous avons assisté à la présentation de la comédie musicale d’Alec Mansion « Hopes ».

Ensuite les autres jours, c’est partit pour la compétition et la montée d’adrénaline.

 

Et l’ambiance…

Super dynamique avec les athlètes, une bonne équipe éducative, une excellente symbiose entre nous donc ça s’est répercuté sur le moral et l’ambiance du groupe.

Petit bémol, les Specials Olympics deviennent une très grosse organisation et je trouve que l’humain est un peu mis de côté. C’est d’autant plus frustrant que pour moi ça reste un événement clairement lié au social.

Quelques moments forts ?

La compétition bat son plein jusqu’au 50 m qui est une épreuve cruciale et tant attendue par nos athlètes. Les bénéficiaires se mettent la pression pour avoir la médaille d’or. Pourtant on leur répète constamment que l’important c’est de participer et que nous sommes fiers d’eux quoiqu’il arrive.

Une anecdote, pour le 1500 m, deux athlètes participaient mais le problème c’est qu’ils s’attentaient et quand ils sont passés près de nos gradins on leur a dit : « foncez, ne vous attendez pas » et là l’un des deux a tellement bien foncé qu’il a été disqualifié car beaucoup trop fort. Le système d’inscription est très pointu et ne permet que 15% d’erreur par rapport à une moyenne de temps chrono donné à l’avance sinon disqualification).

Un autre chouette moment, le vendredi soir, ils organisent un petit concert pour tout le monde, nous avons tous dansé et ça a permis à chacun de relâcher la pression.

Un autre athlète était tellement content de faire son 50 m qu’il a hurlé de joie toute sa course.

Une impression d’un athlète ?

Je retiendrais un bénéficiaire qui participait pour la première fois et j’avoue on avait un peu peur de sa réaction face à une défaite. En fait, il l’a bien prise et même avec une certaine philosophie. Être hors de nos habitudes, hors de nos murs, ça nous rend tous quand même plus cool.

Comment prépariez-vous de telles journées ?

Chaque soir, on faisait un débriefing avec les impressions de chacun et on organisait un planning avec qui accompagne qui pour le lendemain. Le mot d’ordre, essayer d’être là pour encourager chaque athlète et surtout être présent. Ils ont plein de questions par rapport à l’organisation, ils ont besoin d’être rassuré sur les événements et sur ce qu’ils doivent faire.

Seras-tu partante pour l’année prochaine ?Oui je ne veux pas lâcher, si je pouvais, je signerais pour 20 ans.

Qu’est-ce que tu voudrais mettre en place pour l’année prochaine ?
Oh plein de choses (sourire), l’équipe des éducateurs aimerait changer de formule et intégrer d’autres athlètes comme par exemple certains plus jeunes, d’autres plus motivés.

Un autre projet serait de participer à une épreuve collective et ainsi intégrer l’esprit d’équipe pas assez présent chez nos bénéficiaires. Un sacré challenge J

Il existe une course relais entre bénéficiaires et éducateurs, ça donne envie…

En quelques mots, que retiens-tu de l’édition 2015 ? Extra, géniale, c’est une expérience incroyable, il faut la vivre au moins une fois dans sa vie » sourit-elle débordante d’énergie.

Si vous rencontrez l’équipe des Specials Olympics, parlez avec eux de ces quelques jours, vous percevrez clairement leur motivation et leur ferveur dans le fond de leurs yeux.

Petite conclusion : « l’important, c’est de participer mais nous sommes fières de nos athlètes qui ont ramené à Vielsalm : 7 médailles d’or, 5 médailles d’argent et 1 médaille de bronze.

Bravo à tous et vivement l’année prochaine.

 

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