Focus sur l’Activité Bouchons

Interview de Véronique, éducatrice

 

Qu’est-ce que l’atelier « bouchons » ?

Je ne sais plus comment a commencé l’atelier, un bouchon a dû en amener un autre. Et donc, comme les petits ruisseaux font les grandes rivières, on a plus de bénéficiaires qui trient les bouchons, plus de demande de bouchons puisqu’on s’est créé tout un petit circuit avec des gens qui se sont proposés et à qui on a demandé de nous les amener.

Quand les bénéficiaires arrivent ici, ils savent qu’ils doivent mettre leur tablier et leurs gants. Une fois qu’ils sont installés, je leur place des bassins dans lesquels ils trient les différents bouchons. Au début, je les faisais s’asseoir, mais certains ont trouvé que c’était plus confortable debout.

On essaie donc d’avoir le plus de bouchons possible pour arriver à une tonne et pouvoir les amener à l’usine qui se trouve à Herstal et on obtient 240€ par tonne. En juillet, nous avons réussi à apporter 1,8 tonne pour la somme de 400€.

À quoi sert l’argent récolté ?

Il a servi à financer l’autocar pour aller à Disneyland. Un car c’est cher, et donc pour réduire les frais pour tous les participants, les 400€ sont passés dans la location de l’autocar.

À quelle fréquence a lieu l’atelier bouchon ?

C’est le jeudi et le vendredi matin. Aujourd’hui ils y a 4 participants mais ça dépend aussi de leur envie. L’activité a lieu dans le même local que l’atelier terre et ceux qui ne veulent pas participer à cet atelier peuvent passer aux bouchons et inversement. Ils peuvent donc être 4, 5, 6… En moyenne, ils tournent autour d’une dizaine sur la semaine.

Outre les objectifs financiers, qu’est ce que l’atelier peut apporter ? 

L’idée est de trouver une activité qui peut être faite par un maximum de personnes. Il s’agit d’une activité qui se décompose en quelques gestes simples. C’est cela qui en fait un travail accessible à un grand nombre, dans lequel chacun sera pleinement actif.

Quelles ont été les difficultés ?

Ça a été de trouver un local. Il faut de la place. Il faut des grandes tables et pouvoir stocker. Donc on s’est installés à l’atelier terre.

Quels sont les prochains projets ?

On ne sait pas encore. On vient de recommencer à trier. Dans 6 mois, je verrai la quantité de bouchons déjà récoltée et à ce moment-là, on fera une réunion avec les participants à l’atelier et on verra quelle est leur demande. Ça peut être retourner dans un parc d’attraction ou aller faire une excursion d’une journée ailleurs. Donc on ne sait pas encore.

 

Benoît Gérardy :

« Le projet s’est rapidement développé, car c’est un travail qui convient à beaucoup. Il est essentiel de préciser que c’est un travail, car cette notion est importante pour les participants. De plus, certains étaient auparavant travailleurs à l’ETA, dans le secteur du conditionnement. Ils y réalisaient des tâches semblables. Depuis qu’ils n’y sont plus, un manque est apparu. Cet activité vient donc utilement le combler. »

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Repas de fin d’année 2017 aux Hautes Ardennes

Le vendredi 22 décembre, les membres du personnel et les bénéficiaires étaient conviés à un repas à La Table des Hautes Ardennes à l’occasion des fêtes de fin d’année. Après avoir mis à l’honneur les travailleurs qui ont pris leur pension en 2017, c’est autour d’un verre et d’un bon repas concocté par nos chefs que tous ont pu partager un moment de convivialité.

Au programme : rires, échanges et quelques pas de danse ! C’était l’occasion pour chacun et chacune de partager de bons moments avec amis et collègues.

Les Acteurs D’un Soir en ont également profité pour remettre un chèque destiné au projet Arc-En-Ciel.

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Focus sur le groupe Bien-Être

Chaque mois, l’Asbl Les Hautes Ardennes met l’accent sur l’une des activités qu’elle propose. Ce mois-ci il s’agit du groupe Bien-Être.

 

Interview de Gaëlle, éducatrice

Qu’est-ce que le groupe Bien-Être ?

Au départ, il s’agissait d’un groupe qui accueillait les personnes polyhandicapées. Il s’agissait beaucoup de personnes voiturées, qui ont des problèmes moteurs et qui nécessitent du nursing. Avec le temps, le groupe s’est ouvert à d’autres handicaps et pas seulement au polyhandicap. Il n’y a pas d’activité programmées à heure fixe. Les activités sont adaptées aux personnes selon leur état physique. On peut s’occuper des plantes,  s’occuper des tortues, faire du bricolage, des soins du corps, des massages… On adapte selon les personnes présentes. Parfois, on peut faire des jeux en groupes mais souvent les activités sont individualisées.

L’espace a été conçu avec l’architecte et les éducatrices pour qu’il soit accessible facilement aux personnes voiturées.

Nous sommes présents à l’espace vert tous les jours. En général, nous sommes deux encadrantes mais lorsque l’on a trop de voiturettes, comme par exemple aujourd’hui où on en a trois, cela devient difficile de sortir pour aller se promener. On a donc créé un jardin à côté où les bénéficiaires peuvent circuler.

Quel but poursuivez-vous ?  

C’est de maintenir des acquis. On accueille un panel de handicaps, certains ont des acquis, d’autres sont en apprentissage. Notre population est en fait assez hétérogène. On respecte donc leur rythme. La différence avec le groupe confort, c’est qu’ils se déplacent pour venir ici. Ils viennent au « travail », comme le dit Josiane. On essaie aussi de trouver des activités gratifiantes. Par exemple, les invitations pour les crêpes. C’est Brigitte qui les a faites et puis elle est allé les distribuer. C’est donc une fierté.

Quelles sont les difficultés ?

Au début, on partageait le local avec le groupe des personnes autistes. Ça a été compliqué car les personnes autistes ont besoin d’un environnement très cadré alors que les personnes que nous accueillons ont besoin au contraire de beaucoup de stimuli.

Aujourd’hui, ce qui n’est pas facile, c’est de trouver des activités qu’ils peuvent réaliser eux-mêmes. On n’est pas là pour le faire à leur place. On peut les aider mais si c’est pour tout faire de A à Z, ça n’aurait aucun intérêt. Par exemple, pour la dernière exposition, pour laquelle ils ont remporté le premier prix, ils n’ont pas travaillé tous les jours dessus, ils travaillaient quand leur état leur permettait.

Une autre difficulté est de pouvoir adapter le matériel et l’espace pour que les bénéficiaires puissent réaliser leur activité et leurs gestes quotidiens avec un maximum d’autonomie.

 

 

 

Benoît Gérardy :

 » Il s’agit ici autant d’un groupe de vie que d’une activité. Les gens restent en général dans ce local-là et exercent plusieurs activités. La population qui y est n’est pas figée puisque certaines personnes ne viennent que par intermittence, lorsqu’elles ont besoin de repos, de calme, de bien-être… Ce que j’apprécie beaucoup dans ce projet, c’est que les animatrices proposent des moments de rencontres et d’échanges avec des personnes hors du groupe, comme lors de l’activité crêpes récemment. »

 

 

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Journée d’échanges « Intimité et sexualité en institution : mythes et/ou réalité ? »

Les 23 et 24 novembre, l’Asbl Les Hautes Ardennes a organisé deux journées d’échanges à l’occasion des 40 ans du Foyer La Hesse et des 35 ans du Clos des Aubépines. Les journées d’échanges portaient sur la vie affective et sexuelle en institution. Des membres d’associations des 4 coins de la Belgique étaient présents pour partager leur expérience avec l’ensemble du personnel des Hautes Ardennes.

Après une petite introduction et les remerciements, la parole a été laissée aux bénéficiaires et aux éducateurs pour témoigner de leur quotidien. Les participants se sont alors répartis dans 5 ateliers abordant des thèmes spécifiques.

Denis Vaginay, docteur en psychologie clinique, animait un atelier sur la Collectivité, la vie en groupe et la sexualité. C’était l’occasion pour les différentes institutions de partager sur leur vécu.

Christian Nile, référent pour l’AVIQ, abordait la bientraitance en institution. Quels sont les comportements à avoir pour être bientraitant ? C’est la question à laquelle Mr. Nile a tenté de répondre avec les participants.

Anne Dasnoy, psychothérapeute et « marraine » du Colloque, a animé un atelier sur le thème du choix. En se basant dans un premier temps sur les choix quotidiens des éducateurs, elle les a amenés à réfléchir sur les choix des bénéficiaires et sur ce que ça leur apporte de pouvoir faire leur propre choix.

Benoît Denison, responsable au SRA les Résidences Frères Mutien, a centré son atelier sur les accompagnateurs et plus particulièrement sur leurs résistances.

Pour finir, Baudouin Pourtois, conseiller juridique est venu exposer les différentes lois et règles auxquelles sont confrontées les institutions.

L’après-midi a été consacrée à une mise en commun des ateliers et à une intervention de Denis Vaginay qui a pu partager avec nous son regard d’expert.

Ces journées ont été basées sur l’échange et la réflexion, permettant à chacun de partir sur de nouvelles pistes pour améliorer le quotidien des bénéficiaires.

 

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Les Hautes Ardennes engagent un(e) aide-comptable !

Découvrez l’offre d’emploi ci-dessous :

Offre d’emploi aide-comptable

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Les Hautes Ardennes engagent !

Une place d’assistant social se libère au sein des services d’accueil et d’hébergement de l’Asbl Les Hautes Ardennes. Découvrez sans plus tarder le poste ci-dessous :

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Excursion à Disney !

Ce samedi 30 septembre, plusieurs bénéficiaires ont eu l’occasion d’aller rencontrer Mickey à Disney. Il s’agit de la deuxième édition de l’excursion puisqu’elle avait déjà eu lieu 2 ans auparavant.

Ce voyage a pu être organisée grâce à la récolte et le tri des bouchons. Au total, presque 2 tonnes de bouchons ont été conditionnés. L’argent obtenu a permis de réduire le prix du car réservé.

Bien que la pluie ait un peu fait peur lors du départ, la journée s’est déroulée sous le soleil. Et malgré le monde présent, les bénéficiaires ont pu profiter de beaucoup d’attractions ; ratatouille, pirates des  caraïbes, le monde des poupées… sans oublier les boutiques pour un petit souvenir . C’est la tête pleine d’étoiles qu’ils sont repartis en se disant « Il faut y revenir ! ».

 


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Inauguration du jardin des sens à Bêche

Ce dimanche 10 septembre a eu lieu l’inauguration du jardin sensoriel à Bêche.

Le projet du jardin sensoriel est né il y a à peu près 10 ans. À l’époque, plusieurs éducateurs avaient suivi la formation Snoezelen, donnée par Marc Thiry. C’est dans la continuité de cette formation que l’idée a vu le jour.

L’espace sensoriel bénéficie aux personnes vieillissantes ou pour qui certains sens font défaut. Il a été réfléchi pour pouvoir s’adapter à la pathologie et au comportement de chacun afin que tous les bénéficiaires puissent profiter, à leur manière, de cet espace.

Les premiers projets ont été réalisés à l’intérieur du bâtiment pour, très vite, se développer aussi à l’extérieur. Les travaux ont ainsi commencé en 2014 pour se terminer fin 2015. Ils ont principalement été financés par Cap48, les membres du Taliki’s et Samhain, sans qui, ce projet n’aurait jamais vu le jour.

Bien que le gros œuvre soit terminé, les structures resteront constamment en évolution puisqu’il y aura toujours à améliorer et à ajouter.

C’est donc le deuxième dimanche de septembre que l’équipe du Clos des Aubépines a décidé de partager ce projet avec les familles et amis des bénéficiaires. Chacun a pu y découvrir les différents espaces pensés et aménagés autour des 5 sens.

Au programme, visite du jardin avec les éducateurs responsables et un petit mot du président. Le tout suivi d’un apéro dînatoire concocté par La Table Des Hautes Ardennes.

C’était également l’occasion pour Les Hautes Ardennes d’annoncer le projet d’aménagement d’une maison pour les personnes autistes. Affaire à suivre…

 

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Envie de relever le défi ?

Le Fun Trophy est de retour ! 

Venez par équipe de 5 à 6 personnes faire face à une dizaine d’épreuves plus « fun » les unes que les autres !

Ne tardez pas à vous inscrire 😀

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Une nouvelle initiative des Rangers !

Actuellement, les Rangers Trientale travaillent aux abords du Lac des Doyards. En quoi consiste ce travail ? Il rentre dans un projet de végétalisation du Lac, mené par Guy Sevrin. Le but est de diversifier la faune et la flore le long du lac.
Les Rangers ont donc pour tâche de planter plus de 500 plantes à certains endroits de la berge et de les protéger des castors.

Guy Sevrin nous explique son projet :

« Au départ, il était question d’installer deux radeaux végétalisés sur le lac. Il y en a un qui est installé pour le moment. Il a été placé à la fin du mois de juin. Il fait 32m³, ce qui, sur le lac qui fait 110.000m², est fort petit. La végétalisation doit encore croître et arriver à une hauteur d’environ 1m20. Il faudra être un peu patient pour que cela soit visible et beau.

À côté de ce projet, nous avons pensé qu’il faudrait végétaliser les berges du lac. C’est-à-dire y planter des plantes qui vont fleurir. Elles ont été livrées ce matin. Il n’y a plus qu’à les planter sur les rives du lac. C’est un peu compliqué puisque les rives sont très pentues.

Ce qu’on a également réussi à faire cette année, c’est que les berges ne soient plus fauchées de manière à ce que les végétaux et les animaux qui y vivent puissent se reproduire. Elles seront fauchées après le 15 septembre.

Ce projet se poursuivra l’an prochain par la plantation d’arbres et d’arbustes, du côté de Rencheux, qui serviront à végétaliser le talus « du chemin de fer » et à « nourrir » les castors. Le but n’étant pas de les nourrir à proprement parler mais plutôt de les détourner des arbres existants que l’on tente de préserver. Nous mettrons donc des arbres tels que des noisetiers, qu’ils aiment particulièrement de manière à ce qu’ils n’aillent pas ronger l’écorce d’autres arbres que nous souhaitons voir prospérer autour du lac.

Les Rangers se sont donc portés volontaires pour planter ces 500 plantes aquatiques et pour les plantations prévues pour l’an prochain. Ils ont également proposé d’aider à protéger les arbres qui ont été marqués et placer des treillis tout autour de façon à ce que les castors n’aillent pas les manger.

Évidemment, l’aide des rangers est importante puisque c’est beaucoup de travail. Pour nous c’est donc une sacrée aide et une certaine satisfaction de pouvoir bénéficier de leur travail. »

 

 

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