Interview de Romain, éducateur
En quoi consiste l’activité ?
Ça fait 10 ans que j’ai créé l’activité au sein de l’Asbl. Au début, c’était une activité judo avec des jeux de position. J’avais à l’époque une population plus dynamique. Et puis elle a changé et vieilli, des problèmes de dos sont apparus et donc j’ai voulu faire évoluer un peu l’activité. On en est arrivés à une activité plus multisports. On utilisait des ballons de tous styles, essentiellement en mousse. Évidemment, lorsqu’il fait bon on va faire des activités dehors pour ne pas rester juste au Dojo. Progressivement, comme j’avais beaucoup de musiciens dans le groupe, on a créé une partie danse africaine. Avec Kevin et Eddy qui font de la danse, Tony au chant et d’autres qui se chargent plus de la partie musicale. On a travaillé ainsi pendant deux ans et on a maintenant le projet de montrer ce que l’on sait faire à l’extérieur. On a eu aussi l’occasion, à deux reprises, d’accueillir des élèves de primaire pour leur montrer ce que l’on faisait au Dojo. Au final, je n’ai pas fait grand-chose, j’ai profité de ce qu’ils savaient déjà faire. Par exemple, Eddy savait déjà jouer des percussions et Grégory savait déjà jouer de la trompette; donc je les laisse faire. Ça ne m’a pas demandé de grosses dépenses d’énergie, j’ai plutôt essayé de rassembler tout ce qu’ils savaient déjà faire.
Quels sont les objectifs ?
D’abord le mouvement, mais aussi le fait d’avoir un endroit où l’on peut extérioriser et dépenser son énergie. Il y a quelques années, j’utilisais même le punchingball pour qu’ils puissent se défouler. Les jeux de positions permettaient aussi de sortir beaucoup d’énergie et c’était assez intéressant. Maintenant qu’il ne s’agit plus de la même population, l’activité est devenue plus calme. L’objectif n’est plus de dépenser son énergie mais bien de trouver un certain accomplissement.
Quelles ont été les difficultés ?
Au début, je n’avais pas beaucoup de matériel. Donc j’ai dû faire avec ce que j’avais. Maintenant j’ai accumulé du matériel, on a plein de ballons dans tous les styles, mais je continue à apporter les instruments de chez moi. Une autre difficulté, c’est lorsque le groupe change régulièrement. C’est difficile d’avoir un suivi et une évolution sur le long terme. Pour le moment, j’ai le même groupe depuis 3 ans. Donc on peut s’investir dans des projets à long terme et définir des objectifs concrets.
Quels sont les projets en cours ?
On doit faire une représentation au début du mois de mars dans une autre institution qui nous avait demandé de venir faire un spectacle. Ce sera notre première représentation à l’extérieur.
Benoît Gérardy :
« L’animateur a la particularité d’avoir des compétences artistiques, dans tout ce qui est rythme, musique, expression corporelle… Il a en outre une formation sportive et pédagogique. Ce qui fait que c’est une activité qui combine le mouvement, la musique, la danse… et grâce à ses grandes compétences pédagogiques, il a pu accueillir dans son groupe des personnes que l’on appelle « double-diagnostic ». Il s’agit d’un public assez complexe à encadrer, c’est par conséquent une activité précieuse ! » .
