Et un riche débat ensuite …
- Pour oser parler d’affectivité, de relation, de sexualité ;
- Pour sensibiliser chacun : parents, professionnels, personnes handicapées, public tout venant ;
- Pour essayer de faire face aux préoccupations et difficultés quotidiennes ;
- Pour reconnaître les ressources propres à chacun, et celles, en premier lieu, des personnes en situation de handicap ;
- Pour prendre conscience des freins, des peurs, des résistances.
« Aimer, être aimé », « Désirer, être désiré », revendiquer son autonomie, prendre son envol sont des questions qui concernent tout le monde, y compris les personnes porteuses d’une déficience intellectuelle ; même si, parfois, le handicap complique les choses (les besoins et élans peuvent s’expriment avec des codes différents ; la pudeur peut s’absenter car l’intimité n’est que partiellement élaborée ; …). Trouver l’équilibre entre faire confiance et protéger est parfois compliqué !
En effet, l’amour s’apprend … qu’on soit un homme, une femme, un enfant, une personne âgée, une personne handicapée … : se connaître, connaître son corps, reconnaître et vivre des émotions, apprendre l’intimité, la pudeur, le respect, …
En conclusion, soutenir l’accès aux champs d’expression de la sexualité, dans sa globalité (plan affectif, relationnel et sexuel) est une responsabilité partagée :
Nous sommes tous concernés : personnes en situation de handicap, parents et professionnels. Ensemble !
Quelques réactions dans le public …
- « Si deux personnes normales peuvent s’aimer alors deux personnes avec un handicap peuvent s’aimer aussi », nous fait remarquer une jeune spectatrice.
- « Martin, dans le film, était tout nu, il a enlevé son pantalon mais après on n’a pas vu » souligne un spectateur. à « C’est normal, cela appartient à son intimité, avec Gabrielle » explique Anne Dasnoy.
- « Le film était très beau, je vis avec ma copine dans un appartement supervisé et je suis très heureux, merci beaucoup à mes éducateurs ».
- « J’ai 47 ans, je travaille dans une crèche avec des enfants, ça me fait grandir à l’intérieur. Mes parents m’ont opérée. J’ai rêvé d’être maman donc c’est comme si c’étaient mes propres enfants. »
- « Je travaille depuis 30 ans. Avant, on considérait les personnes handicapées comme des personnes sans sexe. On s’est battu et tout doucement nous arrivons à dire que les personnes handicapées sont des personnes à part entière et qu’elles ont le droit d’exprimer leurs sentiments, de vivre leur sexualité. Ce combat n’est pas encore gagné mais nous avançons », nous partage une éducatrice venant d’une autre institution.
- « Ça m’a plu le film, mais je trouve que les parents auraient dû laisser faire les choses : ils ne se seraient pas cachés », propose une personne convaincue.
Merci …
Les animateurs du projet VARS tiennent à remercier l’animatrice et formatrice Anne Dasnoy, le ciné Versailles de Stavelot, les associations qui ont activement participé au ciné-débat, « Le Relais » de Malmédy, « Le Chèvrefeuille » de Spa, « Institut ACIS Clairval » de Barvaux, « Andage » de Bastogne ainsi que toutes les personnes qui ont soutenu et rendu ce projet possible.
Le film, le débat, la présence et l’intérêt que nous portons aux différents événements organisés en rapport avec la vie affective, relationnelle et sexuelle, font de nous des témoins soucieux de faire avancer les choses.
L’équipe « VARS » des Hautes –Ardennes.



